Paralysie du Sommeil

Mise à jour : l’article mis à jour se trouve ici :

https://openconsciousness.org/index.php?title=Paralysie_du_sommeil

Il est de plus modifiable librement.

4ème mise à jour / refonte complète de l’article sur la paralysie du sommeil. Essai d’un format différent. 

Résumé : La paralysie du sommeil, un phénomène actuellement décrit comme une parasomnie, est corrélée avec l’expérience de sortie hors-du-corps. Une approche intégrative et pluridisciplinaire est requise pour amener des informations nouvelles, valides et opérationnelles pour les expérienceurs.

 

Paralysie du Sommeil : Une Approche Multidimensionnelle

Mots-clés : Paralysie du Sommeil, Paradigme Conscientiel, Nature Multivéhiculaire de la Conscience, Expérience de Sortie hors-du-corps

Introduction 

La paralysie du sommeil est un phénomène connu depuis bien longtemps. Malgré l’abondance des récits, le phénomène reste mal connu du grand public et des professionnels de santé. L’abord folklorique semble prédominant dans la littérature grand public et les pistes médicales et psychologiques n’apportent que peu de satisfactions aux expérienceurs, confrontés malgré eux à un phénomène bien plus complexe qu’un simple rêve éveillé.

Les récits divergent dans leur contenu, mais suivent tous une même symptomatologie, commune à tous : la personne se réveille paralysée, essaye de se mouvoir en vain, et dans un certain nombre de cas, est en mesure d’observer sa chambre et / ou une ou plusieurs présences, médicalement définies comme des hallucinations, populairement définies comme des démons ou des entités maléfiques particulières. Malgré l’apparente similitude des récits et contrairement aux idées reçues, ceux-ci ne mentionnent pas tous les mêmes présences, et de très nombreux cas différents sont relatés.

Deux éléments sont toutefois communs à tous les cas, et ont motivé la création de l’entité nosologique per se : la personne n’arrive pas à mouvoir son corps physique, et la personne vit une peur intense. Deux causes de cette peur ressortent :

– l’incapacité ressentie de pouvoir répondre à « l’agression » s’il y a une présence perçue, qui selon les cas est passive – la présence est perçue comme effrayante, même quand elle ne fait rien – ou active – le sujet décrivant avoir été attaqué.

– la cataplexie elle-même, quand il n’y a pas de présence, est un motif de terreur pour la personne qui s’imagine parfois être paralysée pour le restant de ses jours.

Modèle explicatif, bases physiologiques et terminologie employée

Devant l’écueil des sciences médicales actuelles et le manque de recherches satisfaisantes, intégratives et opératives, qu’elles soient scientifiques ou ésotériques, disponibles à ce jour, il convient d’explorer plus en profondeur et d’oser confronter plusieurs approches venant de sources différentes, afin d’en extraire les données les plus pertinentes pour les corréler, les confronter au consensus d’experienceurs – et ainsi pouvoir élaborer de nouveaux modèles explicatifs adogmatiques, analytiques plus intégratifs et donc plus valides.

Il convient en premier lieu de rappeler succinctement le paradigme utilisé ici, ainsi que le modèle actuel concernant le phénomène de la sortie hors-du-corps, afin d’en extraire les briques primaires d’explications et la terminologie appropriée qui nous serviront à élaborer le modèle explicatif pour la paralysie du sommeil.

Paradigme. Un paradigme est défini comme une « conception théorique dominante ayant cours à une certaine époque dans une communauté scientifique donnée, qui fonde les types d’explication envisageables, et les types de faits à découvrir dans une science donnée » [CNRL].

Le paradigme conscientiel est fondé sur le principe de l’existence de la conscience, ainsi que de la matière et de l’énergie. D’après le paradigme conscientiel, matière et énergie sont des éléments que la conscience utilise pour atteindre ses objectifs, quel qu’ils soient. [Minero]. Ainsi, la conscience n’est pas vu comme produite biologiquement par le cerveau [Lommel] : la conscience utilise le cerveau et n’est pas dépendante de ce dernier pour exister. Ceci est très largement documenté dans les très nombreux cas d’EMIs dans lesquelles la conscience se manifeste et est en mesure de confirmer des éléments physiques géographiquement inaccessibles à la perception [Morzelle], alors même que le cerveau est en état de mort cérébrale [Alexander, Lommel, Moody]. La conscience ne dépend pas non plus du temps, et nous pouvons trouver dans la littérature de nombreuses données confirmant rigoureusement ce point, regroupées sous une même égide linguistique populairement connue sous le nom de « réincarnation » [Tucker, Stevenson].

Multivéhiculaire. L’analyse rigoureuse des données de récits d’expérienceurs et de très nombreuses traditions provenant du monde entier [Viera] ont permis, en parallèle du paradigme conscientiel, d’élaborer une matrice d’explication solide, riche, intégrative et dynamique concernant, entre autre, les Expériences de Sorties Hors-du-Corps (synonymes : voyages astraux, projections astrales, projections lucides).

Dans ce modèle, la conscience, indépendante du cerveau, se sert non seulement du véhicule physique pour se manifester, à travers la matière et l’énergie, mais également d’autres véhicules, corroborant une nature multivéhiculaire de la conscience. Ce dernier point est séculairement reconnu par de nombreuses traditions autour du globe et entre en conflit, malgré l’immense nombre de preuves qui ne cessent de s’accumuler orientant vers l’approche multivéhiculaire, avec l’approche matérialiste actuelle selon laquelle la conscience est monovéhiculaire et est un sous-produit de la biologie, de la génétique et de la biochimie – modèle qui, par ailleurs et contrairement aux idées reçues, n’a pas été prouvé de manière absolue à ce jour, et n’est pas supporté par le nombre considérable et inexorablement croissant – et exponentiellement, en raison des nouvelles technologies de communications – d’éléments mettant à mal ce modèle, issus de l’expérience de très nombreuses personnes de tout âge, de tout genre, de tout pays, de tout niveau social, de toute condition, de toute tradition et de toute religion.

Les différents véhicules. La conscience se manifeste ainsi avec au moins 4 véhicules, aux caractéristiques, à l’anatomie et à la physiologie bien différents : le corps physique, l’énergosoma (synonymes dans la littérature : corps énergétique, corps éthérique, double éthérique), le psychosoma (synonymes dans la littérature : corps astral, corps de lumière, corps émotionnel) et le mentalsoma (synonymes dans la littérature : corps intellectuel, corps mental). Notons une notion importante : le psychosoma et le mentalsoma sont décrits comme des véhicules pouvant être des « porteurs » de la conscience (et non l’énergosoma), ce qui signifie qu’il est possible de se projeter avec le psychosoma, et de se projeter avec le mentalsoma, mais il n’est pas possible de se projeter par exemple uniquement avec l’énergosoma sans les autres. Ce point aura son importance plus loin dans l’article.

Energosoma. L’énergosoma est un corps qui entoure complètement le corps physique et s’étend de quelques centimètres au-delà de la peau. L’énergosoma est connu pour avoir deux principaux rôles :

– vitaliser le corps physique.

– relier le corps physique avec le corps que nous utilisons dans les Sorties Hors-du-corps, le psychosoma (corps émotionnel ou astral). [Minero].

Son état module et affecte ainsi logiquement le phénomène de sortie, et sera responsable d’une partie importante de la symptomatologie du phénomène de la sortie hors-du-corps, et de la paralysie du sommeil, parmi bien d’autres phénomènes.

Psychosoma. Le psychosoma est le nom du corps découvert par les projecteurs lors de projections. Le psychosoma se suffit à lui-même et n’a pas besoin du corps physique pour survivre. Le psychosoma possède de nombreuses capacités, dont celle de ne pas être assujetti aux lois physiques classiques. Il s’agit également du corps que décrivent les personnes ayant vécu des NDE, une NDE n’étant qu’une OBE forcée par les conditions du corps physique ou un traumatisme physique violent, entre autre. Il est généralement décrit comme ayant la forme du corps physique. Son analyse minutieuse par les expérienceurs confirme que ce corps est très différent de l’énergosoma précédemment décrit, ce dernier étant plus un « condensateur » intelligent et finement régulé, servant à la survie du corps physique. Le psychosoma, à l’état de veille classique, est dit « synchronisé » avec le corps physique et l’énergosoma.

Projection du psychosoma. Lors d’une expérience de sortie hors-du-corps, le psychosoma sera dit « désynchronisé », « non-coïncident », « projeté » ou encore « libre ». Il convient de noter que lors d’une projection, le psychosoma s’extériorise du corps physique en embarquant une partie de l’énergosoma, et qu’il existe un lien reliant le corps physique et le psychosoma, historiquement été nommé « corde d’argent » (synonymes dans la littérature : lien d’argent, câble astral, lien astral). La phase de décollage comporte un degré de complexité important en raison de ces quatre acteurs impliqués (corps physique, énergosoma, psychosoma et corde d’argent). Lors d’une projection, le corps physique est nécessairement en état de sommeil. Il n’est ainsi pas possible, dans le phénomène abordé ici, de parler physiquement pendant que son psychosoma est projeté.

Mentalsoma. Le mentalsoma est le corps le plus raffiné et le plus complexe. Il n’a pas de forme définie. Aborder les descriptions de ce véhicule sort du cadre de cet article.

Différences entre rêve et projection. La sortie hors-du-corps est très différente d’un rêve sur de nombreux tableaux, et même si ce n’est pas le propos d’en établir une liste exhaustive, il me semble être pertinent d’en citer quelques-uns afin de compléter l’introduction préalable.

Lucidité. La lucidité, définie comme un assortiment de capacités bien précises : clarté, vitesse de pensée, capacité de réfléchir, de discerner, de prendre des décisions en fonction de l’environnement et des sollicitations ainsi que des éléments présents en mémoire. Un rêveur peut-il se souvenir de son numéro de téléphone, du repas pris la veille, et de l’endroit où il s’est endormi ?

Une personne prise dans un rêve n’est pas lucide. Elle est dans la plupart des cas spectateur passif d’événement parfois incongrus, souvent illogiques et sans séquence temporelle fixe. Un projecteur sera acteur. La lucidité d’un rêve n’excédera jamais la lucidité base physique, le rêve se détruirait automatiquement (c’est par ailleurs une technique de sortie en elle-même). En projection, la lucidité est au moins équivalente, mais elle peut surtout aller bien au-delà et outrepasser nos limites physiques.

Le voyageur se rappelle qu’il existe physiquement, il sait où il dort, ce qu’il fait et pourquoi il le fait. Il agit selon une séquence logique d’événement en fonction de ses intentions et de son jugement. Il est en mesure de planifier des actions. La qualité de ce qu’il vit est immense, ses récits sont le plus souvent riches de détails.

Le corps qu’utilise le projecteur possède un grand nombre de caractéristiques propres, stables, et bien spécifiques. Il est en mesure de s’observer, de s’analyser, de palper et de voir sa corde d’argent et d’en observer les spécificités directement. Il sait que telle action entraînera tel effet, par exemple s’il manipule les énergies de son énergosoma.

Un rêveur n’a pas de jugement critique, les situations les plus absurdes sont considérées comme normales. Le rêveur ne sait souvent pas qui il est, ce qu’il fait là, pourquoi il est là et comment il a atterri là. Un projecteur garde toujours son contrôle, sait pourquoi il est là, où son corps dort, qui il est, où il va et surtout, avec une bonne lucidité, la séquence logique et temporelle qui l’a amené là.

Nous ne commençons pas à rêver depuis l’état ordinaire de veille. Dans une projection lucide, la conscience peut être continue, maintenue de l’état de veille vers la projection. La conscience est présente avant, pendant et après. Le projecteur est conscient du déroulement du phénomène.

Je profite de cet encart et du point précédent pour amener un élément supplémentaire, qui nous amènera logiquement au point suivant. Si ces éléments étaient les seuls permettant de séparer un rêve d’une sortie, ne pourrait-on pas logiquement penser qu’une sortie hors du corps est un rêve lucide ? Mais les signes propres aux deux phénomènes sont très différents et suivent une chronologie différente également. Avant d’aborder les signes spécifiques suivants concernant la symptomatologie et l’abord physique, notons trois points.

Le premier, qui se base sur l’expérience directe, concerne le mécanisme de début. Le deuxième point, parfois mélangé au premier, concerne la lucidité, dans la mesure où briser un rêve lucide peut amener le sujet à se réveiller hors du corps (c’est d’ailleurs une suite logique d’augmentation de la lucidité dans laquelle le rêve lucide n’est pas l’aboutissement ultime, et une technique per se). Le troisième est plus technique et mérite davantage d’investigations. Dr. Viera, dans son ouvrage « Projectiology » nous amène une piste supplémentaire. Je cite (traduction amateur non officielle) :

« Les expérimentations en laboratoire démontrent, en pratique, avec l’aide d’équipement spécial et de monitoring, que la réalité de la projection lucide est un état modifié de conscience très différent de l’état de rêve. Par exemple, les enregistrements d’electro-oculogramme indiquent que les mouvements bi-oculaires (ndlr: témoin du sommeil paradoxal) rapides diminuent ou s’arrêtent complètement durant la période où la conscience est projetée et indiquent une nette augmentation de ces mêmes mouvements rapides bi-oculaires pendant l’état de rêve ordinaire ou lors de l’état de rêve. »

Ceci corrobore avec certaines études récentes, où le rêve lucide est vu comme du « sommeil paradoxal conscient » [].

Il n’est pas non plus étonnant que certaines techniques de rêves lucides (dont celles d’inductions à partir de l’état de veille) amènent aux premiers stades de la sortie hors du corps (en raison de la présence par exemple de la symptomatologie du décollage du psychosoma, ou de l’étirement de l’énergosoma).

Symptomatologie. Le voyageur qui garde sa lucidité depuis l’état de veille expérimente naturellement tout ou partie de la vaste panoplie de signes et de sensations qui accompagnent les différentes phases de la projection. Ces différents signes, retrouvés et décrits systématiquement par les voyageurs, débutants ou confirmés, de tous horizons, pour ne citer que les plus fréquents et les plus évidents, ne se retrouvent pas dans un rêve :

  • Sensations du décollage. Avec son ensemble de signes particuliers et sa temporalité.
  • Sensations du retour au corps physique. Lui aussi avec ses caractéristiques bien spécifiques, et sa temporalité, son déroulement propre.
  • Sons intracraniaux.
  • Etat vibrationnel (voir plus bas).

Toujours en rapport avec l’énergie, notons que le travail énergétique, qui ne se retrouve pas en rêve, est non seulement possible mais plus efficace qu’en état de veille ordinaire en projection (puisque temporairement libérés de l’inertie de fonctionnement du corps biologique). Un des corrollaires ici est que tout travail effectué pendant l’état de veille sera transposable hors du corps et ses bénéfices emportés avec soi.

Interactions avec le monde physique. Le voyageur est en mesure d’observer son corps biologique entrain de dormir, la position qu’il occupe et le reste de l’environnement. S’il dort accompagné, il est en mesure de voir cette personne, la position dans laquelle elle est, ce qu’elle fait.

Un rêveur n’est pas en mesure d’aller voir un lieu physique et de vérifier ses observations à postériori.

Le rêveur n’est en outre pas en mesure de partager ce qu’il voit avec un autre. Une projection peut se partager, et les deux projecteurs parleront de la même scène au retour au corps. En d’autres mots, un rêveur n’a pas de témoins.

La Paralysie du Sommeil en tant qu’Entité Nosologique.

Hallucination. Une hallucination est définie psychiatriquement comme la perception d’un stimulus non détectable.

Sommeil. On estime qu’un humain dort 7 heures et demie en moyenne par jour. Contrairement aux apparences, le sommeil est loin d’être un phénomène linéaire, stable et continu. Le corps physique va expérimenter différentes modifications, physiologiquement régulées par des mécanismes complexes.

Les phases du sommeil sont classées sur des critères objectifs, comprendre mesurés avec la technologie du moment. Cette technologie repose sur l’enregistrement de l’activité électrique du cerveau au moyen d’un appareil doté de capteurs que l’on place sur le cuir chevelu, l’électroencéphalogramme (abrégé E.E.G).

Cet appareil enregistre l’activité électrique cérébrale, plus précisément la résultante de la sommation des potentiels d’action post-synaptiques issus d’un grand nombre de neurones. C’est donc une activité globale, et malgré sa relative précision en terme temporel, elle n’enregistre qu’une résultante, et n’enregistre en parallèle que les ondes cérébrales émises par les neurones qui sont proches de la surface du cortex cérébral.

En fonction de ce que l’on récupère en termes d’activité, on classe le résultat en groupe d’ondes qui représente un état particulier du sommeil. On distingue ainsi deux grands types de sommeil : le sommeil lent, et le sommeil paradoxal.

Selon cette classification, on observe que le sommeil lent englobe 75% du temps de sommeil total. Il correspond à la phase où l’on observe un ralentissement et synchronisation de l’activité EEG. Le sommeil lent est lui-même divisé en quatre stades, de profondeur croissante.

SRAA. Le réveil fait biologiquement suite à une augmentation du système réticulaire activateur ascendant, partie ascendante de la formation réticulaire, qui est une formation neurale situé dans le tronc cérébral. Ce système est composé d’axones sensitifs qui remontent jusqu’au cortex cérébral. Lorsque cette formation est activée, les influx nerveux remontent, soit directement, soit en passant par le thalamus, vers le cortex cérébral ce qui provoque une augmentation généralisée de l’activité corticale.

Il est décrit que pour qu’une personne sorte du sommeil, il faut que son système réticulaire activateur ascendant soit activé. Cette activation peut prendre de nombreuses formes : stimulus douloureux, contact sur la peau, etc. [Tortora].

Sommeil lent.  Le sommeil lent est divisé en 4 stades.

  • Stade 1

Période transitionnelle entre l’état de veille et le sommeil, ce stade dure entre 1 et 7 minutes.

  • Stade 2

Première phase du sommeil proprement dit. L’EEG commence à indiquer les faisceaux caractéristiques du sommeil.

  • Stade 3

En général, survient 20 minutes environ après l’endormissement. La température corporelle et la pression artérielle diminuent. Le sujet est difficile à réveiller.

  • Stade 4

Le métabolisme cérébral diminuent de manière très importante. La température corporelle s’abaisse, mais les réflexes restent intacts et le tonus musculaire ne diminue que très légèrement. Fait très important : c’est durant ce stade que peut survenir le somnanbulisme.

Sommeil paradoxal. Le sommeil paradoxal représente quant à lui en moyenne un quart du temps de sommeil total. On y observe une activité EEG désynchronisée rapide, une atonie musculaire ainsi que des mouvements oculaires rapides qui lui ont valu le nom de Rapid Eyes Movements Sleep (REM sleep).

Le sommeil paradoxal est, de nos jours, médicalement considéré comme la phase qui génère le plus de rêves. Les chercheurs en sont venus à cette conclusion en réveillant des gens pendant cette phase. Ils se sont rendus compte que les récits de rêves étaient plus vifs à ce moment-là. Rappelons s’il est besoin qu’actuellement il n’existe officiellement rien d’autre que des rêves pendant la nuit. A l’heure où j’écris ces lignes, les rêves lucides entrent timidement dans la partie.

Atonie musculaire. C’est durant cette phase de sommeil paradoxal que l’on est en mesure d’observer l’atonie musculaire. Techniquement parlant, le corps, plus exactement les muscles squelettiques, pour la plupart, ne répondent plus aux ordres du cortex moteur.

Le mécanisme tel qu’il est décrit est le suivant : le signal est bloqué au niveau des motoneurones spinaux (dans la moelle épinière) en amont, par un neurotransmetteur inhibiteur (dont la glycine). En prenant une analogie, la transmission du signal moteur est interrompue au niveau du câblage électrique, pour éviter qu’une activation, qu’un ordre envoyé aux circuits moteurs du cortex frontal ne se traduise effectivement par un mouvement grâce aux muscles squelettiques.

Cyclicité. Lorsque l’on dit que le sommeil lent et le sommeil paradoxal représentent respectivement 75% et 25% du temps de sommeil total, on pourrait avoir l’impression d’une certaine linéarité ; que nous dormirions en sommeil lent en début de nuit, et que nous dormirions en sommeil paradoxal en fin de nuit. En réalité, c’est une succession de sommeil lent léger, lent profond et sommeil paradoxal qui va définir un cycle de sommeil, dont la durée est d’environ 90 minutes en moyenne.

En termes de cyclicité, on compte trois à cinq cycles de sommeil au cours d’une nuit. Ces cycles ne se répètent pas exactement à l’identique.

  • En quantité, les cycles de début de nuit sont plus riches en sommeil lent profond, les cycles de fin de nuit plus riches en sommeil paradoxal.
  • En qualité, il semble qu’en début de nuit, le sommeil paradoxal fait suite à un sommeil lent de stade 3 d’une durée assez importante. Au cours de la nuit, cette phase de stade 3 semble devenir de moins en moins importante et finalement au bout du troisième cycle, nous passons directement d’un stade 2 à un sommeil paradoxal. Ce sommeil de stade 2 semble continu en début de nuit, il se « morcelle » en fin de nuit.

En parallèle, la proportion de sommeil paradoxal augmente de manière très importante pour atteindre son maximum en fin de nuit.

Régulation. Deux mécanismes de régulations sont décrits [CEN]. Une régulation dite homéostatique : la propension à s’endormir augmente en fonction du temps passé éveillé. Un sujet en privation de sommeil aura une plus grande pression de sommeil, une fois endormi son activité EEG delta sera importante : il passe directement dans un sommeil plus profond.

La seconde est la régulation dite circadienne : l’alternance veille-sommeil suit un rythme circadien sous le contrôle de l’horloge centrale. La mélatonine est la principale hormone de régulation des rythmes chronobiologiques ; elle est synthétisée par la glande pinéale la nuit et exerce un puissant effet hypnogène. La lumière est le principal synchroniseur de l’horloge biologique : elle inhibe la synthèse de mélatonine et exerce un effet éveillant.

Diagnostic médical. En témoigne la quantité d’études disponible sur le sujet à l’heure où j’écris, la paralysie est peu étudiée et par effet rebond mal connue du public et des professionnels de santé. Elle-même séparée en deux entités, la paralysie du sommeil est soit associée à des pathologies (narcolepsie, etc.) soit isolée (abrégée ISP : Isolated Sleep Paralysis).

Techniquement, deux symptômes étayent le diagnostic médical :

  • Une atonie musculaire axiale et périphérique.

Excluant entre autre le myocarde et les centres respiratoires, elle se manifeste donc naturellement lors d’une phase de sommeil paradoxal, on comprend donc très bien que la paralysie du sommeil survient surtout en seconde partie de nuit, si on s’est couché assez tôt. On comprend également très bien que le manque de sommeil est décrit comme un facteur favorisant d’une paralysie. Avec une grande pression de sommeil, nous arrivons directement en sommeil profond, la phase paradoxale arrivera donc plus tôt.

Le rêve, dont les études orientent vers le fait qu’il se produit préférentiellement durant le sommeil paradoxal – un sommeil très actif au niveau cérébral – active les zones motrices : on comprend rapidement qu’il vaut mieux temporairement « couper » la transmission de l’information motrice, pour ne pas reproduire avec notre appareil locomoteur le scénario, qui sans cela, se servirait probablement des circuits pour bouger.

  • Des hallucinations visuelles, auditives, kinesthésiques volontiers effrayantes.

Une hallucination en psychiatrie étant pour rappel actuellement définie comme une perception sensorielle sans stimulus détectable. Les hallucinations n’ont pas d’origines médicales connues et absolues.

Hypothèses. En synthèse, voici les différentes hypothèses actuellement disponibles sur la paralysie du sommeil.

Hérédité. L’apparition de la paralysie du sommeil semble comporter un contingent héréditaire [Sehgal, A.; Mignot, E].

Entrecroisement. L’une de ces hypothèses stipule que la paralysie du sommeil survient en résultat d’un entrecroisement dysfonctionnel du sommeil paradoxal et des états d’éveils du sommeil [Girard TA].

Fragmentation. La perturbation des cycles du sommeil peut amener à vivre un épisode de paralysie du sommeil [Walther, B.; Schulz, H. (2004)].

Fonctions neuronales. Une autre théorie est que les fonctions neurales qui régulent le sommeil sont déséquilibrées à tel point que les différents états du sommeil se superposent [Cheyne, J.; Rueffer, S.; Newby-Clark, I.]. Dans ce cas, les cellules qui seraient capables d’envoyer les signaux pour un réveil complet, les neurones sérotoninergiques, ont du mal à dépasser les signaux envoyés par les cellules qui maintiennent le cerveau en sommeil.

Pendant le REM sleep normal, le seuil pour qu’un stimulus cause un réveil est très élevé. Néanmoins, dans les individus sujets à la paralysie du sommeil, il n’y aurait pas de blocage des stimulis exogènes, ce qui veut dire qu’il est plus facile pour un stimulus de réveiller l’individu.

Il pourrait y avoir un problème avec la régulation de mélatonine, qui dans des conditions normales régule les populations neuronales sérotoninergiques [Terrillon, J.; Marques-Bonham, S.]. La mélatonine est typiquement à son point le plus bas pendant le REM sleep.

L’inhibition de la mélatonine a un moment inapproprié rendrait impossible la dépolarisation des neurones du sommeil quand un stimulus qui aurait normalement conduit à un réveil complet se produit. Ceci pourrait expliquer pourquoi le REM et les stages d’éveils dans le sommeil s’entrecroisent pendant la paralysie du sommeil et expliquerait la paralysie musculaire lors du réveil. Si les effets des neurones du sommeil ne peuvent pas être contrés, les caractéristiques du REM sleep sont maintenus jusqu’au réveil.

En synthèse, deux mécanismes interdépendants dans notre cerveau gèrent notre sommeil : le premier nous permet de nous réveiller et le second de nous maintenir en état de rêve. L’explication serait la suivante : lorsque ces mécanismes ne fonctionnent pas correctement, le premier n’inhibe plus le second, et l’on se réveille étant toujours entrain de rêver. [Cheyne, J.; Rueffer, S.; Newby-Clark, I.]

Persistance du blocage. Selon une autre source, il s’agirait d’une anomalie de la transition veille-sommeil : un blocage des fonctions motrices qui persisterait au réveil – l’anomalie se situerait dans la persistance d’un blocage physiologique [NHS].

Malgré leur spécificité biologique, ces explications n’intègrent pas suffisamment toute la complexité de la symptomatologie rapportée par les expérienceurs, ne proposent aucune explication convenable sur les dites hallucinations, et ne proposent pas de solutions ou d’ouvertures possibles satisfaisantes pour les sujets.

Convergences et nouvelles hypothèses intégratives.

Sommeil. Lors du sommeil, le psychosoma se déconnecte, par nécessité naturelle, (partiellement ou complètement) du corps physique, chaque nuit, et ce phénomène concerne tout être humain. La lucidité étant un facteur important dans la paralysie du sommeil, il n’est pas contradictoire qu’une fragmentation du sommeil puisse amèner le sujet à vivre un épisode de paralysie. En effet, dans la mesure où sa pression de sommeil est importante, le corps physique du sujet va entrer le plus rapidement possible dans un état de sommeil, afin de se « recharger », grâce à la désynchronisation [Muldoon, Viera] (partielle ou complète, cette dernière étant plus efficience) entre le psychosoma et le corps physique, mais sa lucidité n’a pas le temps de chuter aussi rapidement que d’habitude. Il garde ainsi sa lucidité pendant la phase de désynchronisation (il s’agira alors d’une paralysie hypnagogique) où se réveillera après, peut-être après quelques cycles de sommeils, déjà désynchronisé (paralysie hypnopompique). Si son sommeil est très fragmenté ou très inhabituel par rapport à d’habitude, le sujet habitué à des épisodes de lucidité à heure fixe, deviendra lucide en plein milieu d’un cycle, qui aurait correspondu avec un réveil normal.

Rêves. Le rêve est défini comme un ensemble d’images et de scénarios se présentant à la conscience, cette dernière étant passive et spectatrice. Le rêve n’est pas dépendant du corps physique et peut se manifester avec le psychosoma (i.e il est possible de rêver avec son psychosoma dans l’état mentionné ci-dessus).

Sommeil paradoxal. Le sommeil paradoxal serait, à la lumière de ces informations et à titre d’hypothèse de travail, un état transitionnel, propice au rêve, dans lequel le psychosoma serait dans un état de perte de coïncidence partielle avec le corps biologique. Dans cet état, le cerveau biologique fonctionne activement, et les interactions et collusions entre le psychosoma et le corps physique sont nombreuses. Lors d’une projection complète à distance du corps physique, le corps physique n’est plus en sommeil paradoxal et bascule sur un sommeil différent, vraisemblablement un sommeil profond [Viera]. Se pourrait-il qu’il s’agisse d’un sommeil stade 3 ou 4, et que cela puisse être corrélé, en partie ou complètement, à l’abaissement de la température corporelle et de la pression artérielle, observée à ces stades ?

Hypnopompique. La paralysie du sommeil hypnopompique est un état de cataplexie ressentie par le sujet à la suite d’un réveil avec un autre véhicule de la conscience, le psychosoma, partiellement ou complètement déconnecté du véhicule physique (corps biologique).

Le psychosoma étant dans ce cas en position horizontale à proximité immédiate et variable du corps physique – ce dernier étant de cataplexie physiologique (mécanisme normal du sommeil paradoxal) – le sujet ressent une confusion importante et de la peur, dans la mesure où de nombreuses collusions sensorielles et motrices sont présentes entre les deux véhicules et le sujet n’est peu ou pas capable de bouger son corps physique, de répondre aux différents stimulus mais surtout de comprendre son état.

Ce réveil hors du corps oscille entre un degré de coïncidence quasi parfait avec le corps physique – mais toujours décoïncident, où il est possible d’utiliser un peu plus la motricité du corps physique (quelques sons peuvent être émis par la bouche du sujet, les extrémités peuvent être bougées, comme la tête, les doigts ou les orteils), et un degré de coïncidence quasi nul, où le psychosoma « flotte » au-dessus du corps biologique et il est possible de se servir entièrement du psychosoma.

Ce réveil peut être déclenché par un stimulus dit extraphysique (extrasensoriel), par la désynchronisation en elle-même d’avec le corps biologique (i.e la formation de la corde d’argent), par une manifestation énergétique (auditive, visuelle ou tactile, lié au processus de désynchronisation ou une manifestation extraphysique per se) ou sans cause évidente identifiable.

Il s’agit, à ce titre, d’un réveil qui peut effectivement être qualifié de prématuré, dans le sens où la personne se réveille dans un état –bien que physiologique et naturel- habituellement non perçu par la très grande majorité des personnes. Communément, la personne se réveille une fois tous les véhicules resynchronisés avec le corps biologique.

La différence avec l’hypothèse actuelle est que ce réveil n’est pas vécu à l’intérieur du corps physique, mais intègre l’existence du psychosoma à travers lequel le réveil est expérimenté. Ce dernier point est corrélable expérimentalement, se base sur de nombreux cas de SHCs ayant eu pour départ une paralysie du sommeil (incluant celles de l’auteur), intègre la vaste symptomatologie des expérienceurs et propose un nouveau modèle concernant le sommeil plus intégratif.

Cataplexie du psychosoma. Le psychosoma est également en état de cataplexie relative, néanmoins, c’est ce véhicule qui est à présent contrôlé (i.e dans laquelle la conscience et la motricité s’est transférée – les ordres moteurs ne se servent plus à 100% de l’effecteur biologique pour répondre comme dans l’état de veille classique, mais se sert dès lors en partie des attributs du psychosoma lui-même). Ce contrôle de ce véhicule explique les nouvelles perceptions du sujets (ce point sera abordé plus en détail plus loin), ainsi que les sensations de décollage parfois ressenties, voire les expériences de sortie hors-du-corps complètes, dans lesquelles le sujet est dans certains cas en mesure de confirmer physiquement ses observations.

Lien. A ce stade, la corde d’argent (lien entre le psychosoma et le corps biologique) est formée, ce qui somme toute, correspond logiquement à (voire est à la source de) la déconnection partielle de la motricité du corps physique (le contrôle de la motricité a basculé sur le psychosoma). La corde d’argent prendrait ses insertions de tout le corps physique, et en particulier au niveau de la région de la medulla oblongata (moelle allongée, partie inférieure du tronc cérébral – régissant de nombreuses fonctions vitales essentielles, comme la fréquence des battements cardiaques [Tortora]) et de l’épiphyse [Viera]. Il est très intéressant de voir que ce lien s’attache très proche (voire sur) des centres régulant directement le sommeil et les fonctions vitales.

Le tronc cérébral est la structure centrale de l’encéphale située au niveau de la fosse postérieure entre le cerveau et la moelle épinière. On lui décrit de haut en bas trois niveaux ; le mésencéphale, la protubérance annulaire, et le bulbe rachidien.
Le tronc cérébral est une formation complexe car c’est d’abord la voie de passage des grandes voies ascendantes (voies sensitives et cérébelleuses) et descendantes (voies motrices) véhiculant les informations et transmettant les messages provenant du cortex. C’est le lieu d’émergence des nerfs crâniens moteurs et sensitifs (du III au XII) à partir de leurs noyaux étalés de chaque côté de la ligne médiane sur toute la hauteur du tronc cérébral. C’est enfin une région occupée par la substance réticulée qui a une importance physiologique majeure dans la régulation de l’éveil, du sommeil, et par plusieurs autres formations importantes dont nous ne citerons que le locus niger (contient les neurones dopaminergiques qui font partie du système extra-pyramidal) [campus.neurochirurgie.fr].

 

Causes probables de la cataplexie du psychosoma. Si proche du corps, le psychosoma est fortement influencé par l’énergosoma et par la densité de la matière biologique encore très proche. Il existe de nombreuses autres explications et causes possibles (l’action de la corde d’argent, la présence de la sphère d’énergie extraphysique – zone où la réintégration est rapide en raison de phénomènes en partie énergétique, émotionnels etc.). L’étirement de ce dernier pendant la phase de désynchronisation est vraisemblablement à l’origine d’une partie des symptômes auditifs : sifflements très aigus, craquements, bruissements, etc.

Décoïncidence. Comme mentionné plus haut, lorsque l’on dort, à un moment ou à un autre, le psychosoma sort de sa coïncidence avec le corps physique. Une fois le corps physique endormi, avec l’activité métabolique, endocrinienne, biochimique et l’activité cérébrale du corps physique qui se met en place parallèlement, le psychosoma va finir par sortir de sa coïncidence – cela se produit que les sujets en soient conscients ou non.

Vérification. Un moyen très simple de vérifier expérimentalement ce fait est de « briser » un grand nombre de rêve, et d’observer directement le lieu « d’atterrissage » : directement resynchronisés avec le corps physique ? Au-dessus de ce dernier ? Projetés dans la maison ? Il est d’ailleurs intéressant de noter que le premier cas peut s’accompagner, selon la force ou au contraire la douceur (et/ou l’angle « d’attaque ») du retour au corps, d’une symptomatologie énergétique propre, notamment avec des sensations au niveau du plexus solaire, ou des sensations de brûlures, ou de déchirement au niveau de la poitrine, ou dans d’autres régions du corps. Sylvan Muldoon mentionnait ce fait il y a un peu moins de cent ans et nommait ce phénomène « la répercussion ».

Néo-symptomatologie. La « symptomatologie » du phénomène est vaste, l’origine de tous ces symptômes n’étant pas uniquement cérébrale.

Manifestations visuelles. La vision n’est pas toujours acquise dans cet état. Abordons l’acuité visuelle en tant que telle, avant de parler de la nature de ce que l’on voit.

En terme de qualité, la vision fluctue d’un noir complet, à une brume noire mélangée à du décor, à la vision complète de la chambre. Il faut également y ajouter la panoplie de vision de notre propre champ énergétique, de notre propre aura, ou celles des gens extraphysiquement présents dans la pièce.

La qualité de la vision à ce moment dépend probablement de nombreux facteurs qui restent à découvrir. On peut toutefois en citer deux : le degré de désynchronisation et l’intention de la personne. Très proche du corps, avec un degré de désynchronisation très faible ou une projection partielle (de nos jambes « astrales » par exemple), nos yeux du corps physique peuvent être contrôlés, mais dans une moindre mesure.

Prenons un exemple concret. Vous fermez vos volets à 100% et prenez soin qu’aucune lumière ne soit présente dans la pièce. Vous vous assurez en parallèle d’être absolument seul, que personne n’ouvre votre porte, ni n’allume aucune lumière dans la maison.

Vous vous réveillez paralysés et voyez soudain votre chambre allumée, complètement allumée : vous êtes désynchronisés et vous utilisez vos yeux de votre autre corps. Mais c’est fluctuant et même avec vos yeux ouverts, des fois, vous n’y voyez plus rien. Deux choses : soit vous avez basculé sur vos yeux physiques (cela arrive si on panique et que l’on souhaite revenir « à la normale », en réalité on « lutte » -mais la corde d’argent est formée !- contre le mouvement de désynchronisation et c’est l’origine des fluctuations), soit vous êtes toujours avec l’autre corps, mais le maillage énergétique vous empêche de voir.

Nature des visions. Reprenons notre cas précédent, la chambre est intégralement plongée dans le noir au coucher. La personne se réveille paralysée et voit la chambre comme si elle était allumée, mais rien de plus que la chambre. Dans ce cas rien à signaler, la personne utilise simplement ses autres « yeux », puisqu’elle utilise son psychosoma, alors désynchronisé du corps biologique, pour percevoir et elle voit une pièce vide, parce que personne n’est à l’intérieur, personne physiquement & personne extraphysiquement. Le spectre de perception de cet autre corps étant très élargi, il n’y a aucun problème pour voir les éléments même si la chambre est dans le noir complet. Notons que le spectre visuel du corps physique est très limité (400nm – 800nm) mais que celui du psychosoma n’est expérimentalement pas limité à ces longueurs d’ondes.

Beaucoup de témoignages (dont le mien) attestent la présence d’êtres et d’autres éléments. Alors qui sont ces gens ?

L’expérience montre que nous sommes loin de simples hallucinations. Ce que nous sommes en mesure de voir dépend de nombreux facteurs que nous verrons en partie plus loin (dont un majeur : la lucidité de l’experienceur), mais l’expérience classique, même si toutes ne se ressemblent pas, reporte globalement tout ou partie de ces trois catégories :

  • Les différents véhicules de la conscience (habituellement, corps biologique, énergosoma et psychosoma) et leurs manifestations normales.

Des centaines de filaments lumineux, des volutes d’énergie transparentes, membrane éthérique maillée formant comme une bulle autour du sujet etc. sont des éléments parfaitement naturels que le sujet est simplement en mesure de percevoir avec son psychosoma. Notons que ces visions n’appartiennent pas, en raison de leurs caractéristiques propres, aux créations mentales que nous verrons juste en dessous.

  • Consciences extraphysiques authentiques.

Le psychosoma peut explorer de plus larges franges de la réalité ; bien plus que le corps physique. Ce que l’on perçoit en sortie peut donc être qualifié d’extraphysique (bien que certaines personnes ayant développé certaines capacités peuvent aussi percevoir certains de ces éléments à l’état de veille), en opposition à la dimension physique. Bien qu’opérationnel, c’est un terme également imparfait, l’ensemble étant probablement plus proche d’un continuum de fréquences que de cases bien séparées par des barrières.

  • Créations projetées / Morphopensènes.

Ce fait a souvent été nommé forme-pensées. Mais aussi belle soit la création, elle ne remplacera jamais un authentique par sa signature. Il s’agit davantage d’un mélange d’intention, d’énergie, de focalisation et de pensées, dont la puissance, la consistance sera globalement en fonction de trois paramètres : l’énergie investie, le nombre de personnes qui investissent cette énergie et le temps. Il y a largement de quoi s’amuser, sachant que on « monte » en dimension, plus la malléabilité semble augmenter !

Pour cette même raison et grâce aux propriétés du psychosoma, n’importe qui hors du corps peut modifier son apparence, et très facilement. Il est très facile de modifier son apparence, et très facile de vérifier ce fait en sortant de son corps. Il est tout aussi facile de faire varier son niveau de luminosité (notamment avec certains exercices énergétiques que nous verrons). Alors si un ange de 60 mètres haut avec des ailes d’oiseau vient vous vanter les mérites de sa béatitude, ne vous fiez pas à son apparence et sondez plutôt son contenu. Faire le tri, discerner. Questionner son environnement, questionner tout, tout le temps.

Ajoutons à cette catégorie l’environnement extraphysique en lui-même, si vous êtes en mesure de percevoir plusieurs dimensions à la fois, ce qui n’est qu’une histoire de lucidité.

Manifestations auditives. Ce que les sujets sont en mesure d’entendre entre dans les mêmes cases que précédemment, en y ajoutant les manifestations énergétiques.

La désynchronisation entraine son lot de « bruits », sifflements aigus, bruissements de cristaux, claquages, craquements… dont certains sont entendus directement comme s’ils étaient à l’intérieur du crâne. Ces sons sont parfaitement naturels et normaux, ils ne sont pas du tout mauvais intrinsèquement et surtout, on s’y habitue avec la répétition de l’expérience.

Manifestations kinesthésiques. Ce que nous ressentons est du même acabit. Proche du corps physique, il faut y ajouter des collusions avec les sens physiques, mais généralement si quelqu’un touche physiquement le sujet, la désynchronisation sera forcée et le sujet retournera dans son corps physique, parfois avec une douleur ou une sensation au niveau du plexus solaire ou du cœur, parfois sans rien.

Techniques simples. « Que faire si on se réveille dans cet état ? » est la question prédominante chez tous les expérienceurs.

A la lumière de toutes les données disponibles, nous pouvons séparer deux axes d’action possibles :

  • Se resynchroniser avec son corps physique

En essayant par exemple de bouger les extrémités physiques. Ralentir sa respiration peut marcher, si le sujet est très proche du corps et a conscience de respirer. Si le sujet n’a pas conscience de respirer, cela signifie qu’il est probablement déjà désynchronisé de quelques centimètres : la deuxième solution n’en sera que plus aisée. C’est souvent cette étape qui est difficile, en raison de la peur de cet état.

  • Poursuivre la désynchronisation et sortir avec le psychosoma.

Intention. Se servant du fait que le sujet est déjà partiellement désynchronisé, il lui suffit simplement d’inverser la tendance naturelle, instinctive de vouloir regagner le corps et de se mouvoir simplement en émettant l’intention, vers l’avant, ou sur le côté.

Techniques énergétiques. Expérimentalement, il y a tout un panel d’expériences différentes entre une parfaite synchronisation et une sortie complète.

Il arrive ainsi parfois, lorsque le sujet décide de sortir depuis cet état, de ne pas arriver à basculer complètement d’un côté ou de l’autre. D’un côté, la personne n’arrive pas à se resynchroniser avec le corps physique. De l’autre, quand elle essaye, la personne n’arrive pas vraiment à décoller, se sent extraordinairement lourde, et le moindre effort vers le décollage semble coûter énormément pour ce qui semble être quelques millimètres de déplacement. Le psychosoma semble vraiment englué et il semble impossible ni de rentrer, ni de sortir plus.

La technique dans ce cas passe par une propriété de la conscience. En effet, la mobilisation des énergies de l’énergosoma s’effectue par l’intention, la volition de la conscience, suivant le vieil adage « Where consciousness goes, Energy flows ». Il suffit ainsi de « mimer », via une technique, le mécanisme physiologique que suit l’énergosoma lors d’une projection avec le psychosoma et reproduire ainsi l’état vibrationnel.

Etat vibrationnel. L’état vibrationnel correspond techniquement à un régime d’énergie spécifique, caractérisé par la résonnance, la cohérence, l’alignement et la synchronisation de la majorité ou de l’ensemble des énergies de l’énergosoma (corps énergétique, corps vital, corps éthérique, double éthérique) ; organisation énergétique complexe possédant une para-anatomie, une para-physiologie (et donc une para-pathologie) propre servant de lien, d’interface, de matrice, d’intermédiaire entre le psychosoma (corps astral, corps de lumière) et le corps physique (corps biologique, corps de chair, soma) [voir cet article pour plus de détail sur l’état vibrationnel et sa détection].

L’état vibrationnel (abrégé VS en anglais pour Vibrational State) correspond au paroxysme auto-entretenu d’un régime vibratoire spécifique et distinct. Il peut être spontané (et se ressentir pendant certaines sorties hors du corps, notamment pendant les phases de décollage et de retour, probablement en raison de « l’étirement » spécifique de ce dernier et du rôle subsidiaire de la corde d’argent ; cet état est décrit depuis longtemps par les projecteurs- voir les références en bas de l’article) ou induit via une méthode, une technique particulière (via l’oscillation énergétique volontaire longitudinale – acronyme anglais V.E.L.O pour Voluntary Energetic Longitudinal Oscillation – qui en fait logiquement une technique de choix, une fois maîtrisée à haut niveau, pour se projeter à volonté, dans la mesure où l’état vibrationnel dans sa plus haute intensité provoquera une désynchronisation entre les différents véhicules de manifestation, et ainsi au moins la déconnexion entre le soma et le psychosoma.

Reproduisant alors la condition normale de l’état vibrationnel très souvent présent lors d’une déconnexion, le mouvement est ainsi forcé et finalement la désynchronisation se produit. En voici un exemple concret.

Aller-retour.

Pierre.

8 décembre 2015.

Après un premier réveil très tôt le matin, je décide finalement de dormir quelques heures de plus. Ce genre de découpage de nuit est souvent assez inconfortable, pourtant ce peut être (et dans mon cas ça l’est vraiment) une condition extraordinairement fertile pour les sorties hors du corps, dans la mesure où la pression de sommeil est assez importante sans être absolument imbattable, puisqu’on a déjà dormi quelques heures, et surtout le moment est propice pour se balader entre la veille et le sommeil avec une lucidité assez importante, dans mon cas bien supérieure à l’endormissement. Ajoutez une intention béton de sortir, et on a pas mal de chances de sortir pour de bon.

Ça ne manque pas. Très rapidement je suis réveillé par une sensation dans la nuque, un fourmillement électrique assez puissant. Commençant par être habitué, je comprends immédiatement que je me suis réveillé légèrement désynchronisé. J’essaie de bouger légèrement la tête. Impossible. Parfait, je suis vraiment désynchronisé. J’ai envie de changer de technique ; habituellement, je décolle et souvent rate à cause de la charge trop importante d’énergie, ou bien je reviens. Cette fois-ci, je veux vraiment voir à quel point les exercices énergétiques sont efficaces ; je veux les mettre à l’épreuve, je veux voir à quel point ils peuvent influer sur une paralysie.

Je m’y attelle, tout en étant paralysé. Avec un mouvement assez dynamique, je mobilise mon énergie de haut de bas, sans augmenter de fréquence pour commencer, juste un mouvement dans lequel j’essaie d’embarquer une part d’énergie importante. Avec grande surprise, je m’aperçois que je n’ai aucune difficulté à la faire bouger. J’y arrive facilement, et après-coup je pense que c’est simplement parce que je n’étais pas complètement synchronisé avec le corps physique. En quelques secondes à peine, je sens immédiatement un début d’état vibratoire s’installer. Je suis surpris, en général ça prend bien plus de temps. Par effet rebond, les sensations dans la nuque prennent de l’ampleur, d’une simple sensation électrique on passe à une véritable vibration assez puissante ; ce qui n’était -en terme de sensation pure- qu’un point devient une sphère d’énergie vibrante et électrique.

Je décide de poursuivre le mouvement de haut en bas, toujours à la même fréquence, en embarquant toujours plus d’énergie. Finalement, je n’aurais pas à le faire longtemps, sans prévenir, je ne sens quasiment plus de poids sur moi, la sensation dans la nuque disparaît et je suis comme attiré par le ventre vers l’extérieur, je me mets bel et bien à décoller pour de bon ; plus de poids, plus d’inertie, plus de chape de plomb. Cette sensation est vraiment géniale. Je n’ai pas d’autres mots.

Ma vue est trouble mais mes sensations sont très claires. Je finis par me redresser.  La vue arrive sans prévenir. Je suis arrivé au niveau de mes pieds physiques, et je suis debout, complètement désynchronisé, dans ma chambre que je vois très clairement d’une lumière un peu bleutée, sans ombres ; bien que physiquement, elle soit dans le noir complet.

Comme cela m’arrive souvent, j’ai envie de voir mon amie, voir si je peux l’emmener avec moi. Je me retourne. C’est loin d’être ma première sortie, mais pourtant je suis toujours étonné, je vois deux corps : le corps physique de mon amie qui est sous les couettes, et son autre corps.

Première chose qui me surprend, j’arrive à voir sans effort son corps physique en entier alors qu’elle est sous la couette, comme si ma vision n’en avait rien à faire des barrières physiques, et j’arrive en même temps, sans effort à voir la scène comme si j’étais physiquement réveillé, donc avec la couette sur son corps… Difficile à exprimer physiquement mais aussi incroyable que ça puisse paraître ici sur Terre, cela ne semble poser absolument aucune difficulté pour mon corps astral ! Je n’ai pas fini d’en découvrir, et j’en suis ravi.

Deuxième chose qui m’étonne, je vois son corps astral, à côté, proche de ses pieds physiques également, pas du tout synchronisé, qui est translucide, bien plus blanc que sa couleur de peau habituel, et qui me semble bien plus éthéré, bien plus léger. Elle ne semble porter aucune attention à moi, et en un rien de temps, elle se met à marcher rapidement assez bizarrement, le dos courbé, devant moi, en direction de la porte. Est-ce qu’elle est entrain de rêver ?

Je n’aurais pas le temps de m’éterniser en questions. Sans prévenir, je me sens tomber en arrière, comme d’un précipice, je perds la vue et je n’ai d’autres choix que de lâcher prise. En temps physique, je pense que le mouvement a du prendre une ou deux secondes maximum, sûrement moins, mais il m’a semblé tombé une bonne minute.

Je réintègre violemment le corps physique. J’ouvre les yeux, physiques, et me lève physiquement.

Durée maximum de l’expérience : 5 minutes.

Conclusion

La paralysie du sommeil est loin d’être phénomène simple, et ne peut se réduire à une parasomnie hallucinatoire particulière. Les implications expérimentales d’une vision plus large et plus correcte de ce phénomène amènent nécessairement une refonte complète de nos systèmes de compréhension et de nos modèles concernant la conscience humaine et son fonctionnement, basée sur une approche multidimensionnelle, adogmatique, intégrative et dynamique.

________________________________________________________

Sources et Références utilisées

Expériences de l’auteur depuis Juillet 2009, comprenant un nombre important d’expériences de paralysie du sommeil hypnopompiques régulières, spontanées et, pour la majorité, involontaires, avec une incidence moyenne d’environ 1 cas par semaine [Minimum reporté : 1 cas toutes les trois semaines / Maximum reporté : 5 cas pour une nuit].

Livres, Articles et Etudes. 

Alexander E. Proof of Heaven. (Traduction française du titre : La Preuve du Paradis)

Billiard M., Dauvilliers Y., Les troubles du sommeil, Paris, Masson,‎ 2005

Buhlman W. Adventures Beyond the Body.

Charbonnier JJ. L’après-vie existe, CLC Plein Soleil, La Motte d’Aigues, 2006

Charbonnier JJ. Les preuves scientifiques d’une vie après-vie, éditions Exergues, 2008

Cheyne, J.; Rueffer, S.; Newby-Clark, I. (1999). « Hypnagogic and Hypnopompic Hallucinations during Sleep Paralysis: Neurological and Cultural Construction of the Night-Mare ». Consciousness and Cognition 8 (3): 319–337.

Denis D, French CC, Rowe R, Zavos HM, Nolan PM, Parsons MJ, Gregory AM. A twin and molecular genetics study of sleep paralysis and associated factors. (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25659590)

Fox O. Astral Projection : A Record of Out-of-the-Body Experience.

Jalal B, Ramachandran VS. Sleep paralysis and « the bedroom intruder » : the role of the right superior parietal, phantom pain and body image projection. Décembre 2014.(http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25459150)

Goldstein, K. (2011). « Parasomnias ». Dis Mon 57 (7): 364–88 

Girard TA. The seahorde, the almonde, and the night-mare : elaborative encoding during sleep-paralysis hallucinations. (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24304759)

Lommel P. Consciousness Beyond Life. (Traduction française du titre : Mort ou Pas ?)

Minero L. Demystifying the Out of Body Experience.

Moody R. Life after Life.

Monroe R. Journeys out of the Body.

Muldoon S, Carrington H. La projection du corps astral.

Peterson R. Out-of-Body Experience : How to have them and what to expect.

Sehgal, A.; Mignot, E. (2011). « Genetics of Sleep and Sleep Disorders ». Cell 146 (2): 194–207.

Sharpless BA, Grom JL. Isolated Sleep Paralysis : Fear, Prevention, and Disruption. (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25315810)

Tortora, Derrickson. Manuel d’Anatomie et de Physiologie Humaines.

Terrillon, J.; Marques-Bonham, S. (2001). « Does Recurrent Isolated Sleep Paralysis Involve More Than Cognitive Neurosciences? ». Journal of Scientific Exploration 15: 97–123.

Trivellato N. Vibrational State : Qualitative and Quantitative Analysis. Journal of Consciousness N°59 (proceedings of the 1st International Congress of Conscienciology, May 2015).

Trivellato N. Measurable Attributes of the Vibrational State Technique. Journal of Consciousness N°42.

Tucker J. Return to Life. (Traduction française du titre : Des enfants se souviennent de leurs vies antérieures)

Viera W. Projectiology. A Panorama Of Experiences Of The Consciousness Outside The Human Body. Les références présentes dans cet ouvrage de taille comportent 1907 sources, issus de 18 langues différentes.

Walther, B.; Schulz, H. (2004). « Recurrent isolated sleep paralysis: Polysomnographic and clinical findings ». Somnologie – Schlafforschung und Schlafmedizin 8 (2): 53–60.

Sites consultés

National Health Service [Système de Santé Publique du Royaume-Uni]. http://www.nhs.uk/Conditions/Sleep-paralysis/Pages/Causes.aspx

WEBMDhttp://www.webmd.com/sleep-disorders/guide/sleep-paralysis

Collège des Enseignants en Neurologiehttp://www.cen-neurologie.fr/2eme-cycle/Items%20inscrits%20dans%20les%20modules%20transversaux/Troubles%20du%20sommeil%20de%20l’enfant%20et%20de%20l’adulte/index.phtml

Campus de Neurochirurgiehttp://campus.neurochirurgie.fr/spip.php?article162

Wikipedia. Anglaishttps://en.wikipedia.org/wiki/Sleep_paralysis

Wikipedia. Françaishttps://fr.wikipedia.org/wiki/Paralysie_du_sommeil

Vidéos

E.M.I de Jean Morzelle :

> https://www.youtube.com/watch?v=eD8B8kM2eIQ

Le Grand Retour (Documentaire sur les EMI, en français).

> https://www.youtube.com/watch?v=PkVyqISqgmI

Publicités

4 réflexions sur “Paralysie du Sommeil

  1. Bonjour Pierre,
    Waouh !!! je suis soufflée par la qualité et l’exhaustivité de votre article ! Encore une fois, j’apprécie beaucoup votre approche scientifique. Je comprends bien maintenant les mécanismes qui entrent en jeux. Il m’arrive de temps en temps de « subir » des paralysies du sommeil. J’ai compris que mon corps astral ou psychosoma est partiellement désynchronisé dans ces moments là et c’est justement ce qui me terrorise car j’entends des personnes ou entités qui bougent et parlent près de moi et j’ai alors l’impression de ne pas pouvoir me protéger d’elles… Je me demandais jusqu’à présent si elles étaient réelles ou simplement une création de mon cerveau physique « en panique » !
    La prochaine fois, je tenterai la méthode VELO afin de me désynchroniser totalement.
    Merci infiniment Pierre.

    Aimé par 1 personne

  2. Dédoublement – Paralysie du sommeil

    Bonjour Pierre

    Merci pour cet article et ceux sur l’énergosoma.
    C’est très technique pour moi car cela fait relativement peu de temps que je m’informe sur ces sujets. Je pense que mes observations ne seront pas aussi documentées par manque d’expérience et de connaissances et vous pourrez peut être m’éclairer.
    Il m’est arrivé à plusieurs reprises ce que j’appelle des dédoublements, à savoir en journée, totalement éveillé. Un exemple pour être plus précis, par exemple dans un restaurant assis à table avec 2 couples d’amis, assez subitement je me retrouve en retrait de la table, en position légèrement sur élevée et je me vois donc très clairement à cette table. Autant vous dire qu’à chaque fois que c’est arrivé, cela s’est transformé en peur de ma part et le besoin immédiat de bouger et respirer pour reprendre contrôle tout en paraissant « normal » puisque je ne suis pas seul. A chaque fois le phénomène se passe de la même manière, l’impression de se retrouver dans une situation déjà vécue (et pour cause je suis double), l’impression d’une baisse de tension, parfois des tremblements qui persistent après et je dirais aussi sans être trop sûr car mal perçu ou pas assez mémorisée, une sorte d’aspiration interne. La dernière fois que cela s’est passé, j’ai pu faire contrôler ma tension environ 30 minutes plus tard, tout à fait normale,
    En ce qui concerne la paralysie du sommeil, je vivais il y a quelques années avec une femme qui a plusieurs reprises me disait que j’avais murmuré d’une manière inaudible un peu avant mon réveil. Cela correspondait systématiquement à mes paralysies du sommeil et les murmures étaient des cris d’appel et de panique dans sommeil-réveil, j’appelais au secours pour que quelqu’un viennent m’aider à bouger ce corps qui ne répondais plus, conscient d’être couché dans la chambre avec peu de lumière mais pas vraiment d’autres perceptions ou sensations.
    A la même époque, elle m’a également dit que je faisais de l’apnée du sommeil, j’ai consulté et dors depuis cette époque avec pression positive. Je n’ai jamais eu de paralysie du sommeil avec la machine par contre des sensations de brûlures pouvant être assez forte sur la partie extérieure d’une cuisse ou l’autre. Plus récemment un peu après mon réveil, encore couché, pression au niveau du plexus. Ce sont des sensations que je ressens également en méditation parfois allongé des sensations de brûlures au niveau de l’avant bras gauche et parfois sur tout le corps, picotements, vibrations et plus rarement des frissons.

    Merci
    Jean

    J'aime

  3. Après avoir été confronté bien malgré moi à une sortie hors du corps il y a 3 ans, j’ai cherché à me renseigner sur ce phénomène et surtout à l’expérimenter ce que j’ai réussi non sans mal je dois l’avouer.
    A deux reprises, lors de paralysies du sommeil, j’ai senti de façon indubitable la présence de quelque chose dans la pièce mais sans avoir pour autant eu le courage sur le moment d’ouvrir les « yeux ». Dans le premier cas j’ai fini par ouvrir les yeux; la chambre baignait dans une lumière bleutée magnifique, vaporeuse, un peu comme une aurore boréale. C’est la description probablement la plus appropriée. J’étais seul dans cette chambre à la porte et aux volets clos et dont la lumière était éteinte. C’était tellement incroyable que je me suis aussitôt levé pour constater que les volets étaient bien fermés et que la lumière qui inondait la pièce ne provenait pas d’éclairs.
    Le deuxième cas est récent (1er février 2016). Je me réveille à minuit 10 car je sens quelque chose qui se déplace sur mon lit (je suis seul à la maison, la porte de la chambre fermée). Ca se déplace lentement avec la souplesse d’un chat mais le poids ressenti est celui d’un chien de taille moyenne. J’ai déjà eu des contacts « physiques » lors de sorties hors du corps mais dans le cas présent, je ne le « sens » pas du tout. J’essaye de bouger et là catastrophe: je découvre que je suis en paralysie du sommeil; impossible de bouger ne serait-ce que le petit doigt…
    Concernant les ressentis préalables à mes sorties hors du corps: jamais de claquement, de bruit ou autres manifestations sonores. En revanche je note très souvent que le phénomène s’accompagne de vibrations parfois très intenses parfois remplacé par un tangage sur la plan horizontal ou vertical avec une amplitude qui peut se révéler là aussi très variable. Ce qui est très intéressant c’est qu’à 2 reprises j’ai eu tout le loisir de me rendre compte du processus qui générait les vibrations: c’est en fait un brusque frisson qui en parcourant l’échine est l’élément déclencheur des vibrations. Ce frisson est exactement identique à celui qu’on ressent lorsqu’on a froid mais son intensité est nettement plus forte.
    Le frisson dans l’échine c’est la Kundalini qui monte. Paralysie du sommeil, montée de Kundalini, état vibratoire sont intimement liés dans le processus de sortie hors du corps. Un dernier mot sur la Kundalini car j’ai vécu à ce propos quelque chose de remarquable.
    Dimanche 16 février 2014, 1h55 le matin. Je fais un rêve lorsque soudain celui-ci prend une tournure illogique (voir Buhlman/ conversion de rêve). C’est l’élément déclencheur. Instantanément, je me retrouve totalement conscient avec une « chose » qui semble flotter ou décoller en moi depuis les reins. Je sens alors une vague d’énergie remonter avec une puissance incroyable. Pas une question de vitesse, bien au contraire » le truc  » prend son temps; mais quelle puissance, quelle force! C’est quelque chose contre laquelle on ne peut pas lutter, impossible à arrêter, un tsunami, une énergie brute énorme. Aucune douleur, aucune sensation de chaleur. Sur le coup je savoure l’instant; je sais que c’est une montée de Kundalini comme je n’en ai jamais vécue. Ca monte inexorablement mais à un moment donné je suis tellement surpris par la puissance que je manifeste une micro-peur qui sera fatale à la suite du phénomène. Ce dernier prend fin brusquement alors que l’énergie (quel autre mot pourrait convenir?) est arrivée au niveau de ma tête, plus exactement au niveau du front entre les deux yeux.
    Non seulement je peste après moi et cette fichue peur qui a tout bloqué mais je me rends compte que mon front me fait mal, disons que j’ai une gêne à ce niveau et qui va persister jusqu’au lendemain midi en particulier au cours de la matinée alors que je suis devant l’écran de mon ordinateur, la lumière agissant comme si j’avais été ébloui par les phares d’une voiture. Maintenant, pour vous dire à quoi « ressemblait » cette énergie, je dirai qu’elle était en tous points identique à un gros serpent (un python, un boa ou un anaconda…) qui se déplaçait le long de ma colonne vertébrale. Je ne dis pas que ça ressemblait plus ou moins à ça: c’était exactement ça! Je le sentais onduler avec un calme, une majesté, une grâce et paradoxalement une puissance indubitables. Je n’ai rien ressenti de négatif au cours du phénomène; j’ajoute avoir eu l’intime conviction que cette énergie n’était pas à moi, ne faisait pas partie de moi.
    Voilà pour quelques unes de mes expériences personnelles.

    J'aime

  4. Tous mes remerciements pour cet article fouillé…

    J’ai eu trois expériences dans ma vie de quelque chose, qui après des recherches sur internet m’est apparu être selon toutes probabilités des paralysies du sommeil. Chaque fois que cela s’est passé- j’étais dans un état de fatigue physique et mentale extrême.. je passe les détails, mais une chose me surprend je n’ai dans aucun des cas ressenti le fait d’ être paralysée.. La première expérience a eu lieu en1996, et les autres après dont un dernière récente (2 ans).

    C’est plutôt comme si je m’étais éveillée (en pleine nuit dans les trois cas), tout à coup parfaitement lucide, c’est pour cela que j’ai conclu que j’étais réveillée et que ce que je vivais n’étais pas un rêve…

    Le ressenti qu’il y avait des entités négatives dans la pièce et tout près était très fort et à vrai dire terrifiant.. mais je ne tentais pas de bouger donc je ne pouvait me dire que j’étais paralysée…
    la première fois ce fût le pire… je pensais que l’entité (malfaisante, je ressentais une énergie tellement désespérée et malfaisante que cela me glaçait… ) souhaitais prendre possession de mon corps physique.. voila et à un moment j’ai cru que ce serait le cas ( il faut dire que j’étais épuisée je travaillais 20/24 dormant 4 heures seulement depuis un mois j’étais faible)… en réalisant cela pendant le temps de la manifestation j’ai repris le dessus et la créature à disparu… ce point souligne la lucidité.

    Les deux autres se sont passées dans des conditions moins dramatiques de fatigue physique.. et puis surtout j’avais (internet s’était développé entre temps) trouvé une description de la paralysie du sommeil et des hallucinations, donc j’étais moins terrifiée, mais quand même… c’est assez incompréhensible ces expériences.

    Cordialement, AV

    p.s. ces expériences à mon sens se distinguent de manière importante des sorties de corps.. au sens ou je n’ai pas eu l’impression que je sortais dans mon corps, bien que je l’admet, et à l’époque je n’étais que très peu versée dans ces choses, j’ai pensé au cours de la manifestation que la « chose » voulait prendre possession de mon corps physique… c’est un peu une sortie de corps mais manu militari… ouste..

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s