Réponse : induire une paralysie du sommeil ?

Bonjour Pierre,
Voila je fait 2 paralysies du sommeil il y a 1 an, je ne savais pas ce qui se passait, j’avais même peur. J’avais l’impression qu’on m’avait tendu un piège et qu’on allais me sauté dessus.

Je suis allé sur ton blogue à la suite de la première, (quand on tape sur google paralysie du sommeil, les images ne sont pas très rassurante), et j’ai lu ton chapitre sur ce sujet. Je me suis dit à la fin, que la prochaine fois j’essairai de faire ce que tu as ecrit, c’est a dire essayer de bouger mais mentalement.
Et puis viens la nuit ou la 2e paralysie se produit.
Et tout de suite je pense à la technique. Et surprise j’arrive à redresser mon avant bras en pliant mon coude, mais très difficilement, il fallait mettre la volonté. Et je voyais très mal comme si j’avais une vitre sale devant moi. Mais je me suis vite rendormis.

Maintenant j’ai compris que je pouvais sortir de mon corp par ce biais là, mais je n’ai plus fait de paralysie depuis. Et je voulais savoir si tu arrives à les provoquer. Et si oui, comment ?

J’ai envi d’aller plus loin.

Bien cordialement

 

Bonjour !

Et merci cette question 🙂

Pour répondre de manière correcte et claire, je vais essayer de prendre un regard un peu plus global sur le sommeil. Pas de blabla, juste des infos de terrain expérimentées pas mal de fois. Je pense que ça pourra peut-être t’être utile dans ces expériences avec la paralysie.

Après un grand nombre d’expérience, je peux dire avec un bon degré de certitude que, si on omet la conscience de l’événement, le sommeil se produit de la manière suivante. Je me prend comme cas d’observation. Il doit y avoir des différences entre les personnes, mais de ce que j’ai lu, de ce que je comprend, et de ce que j’ai observé et discuté, les différences sont toutefois assez minimes.

Dans ce qui suit donc, j’omets volontairement la conscience (le fait de savoir, d’être lucide) de ce qui se passe quand on s’endort.

1) Endormissement du corps physique

Le corps de sortie et le corps physique sont encore coïncidents mais cela ne va pas durer. Le corps physique « prépare » son sommeil, les muscles se relaxent et ainsi de suite.

2) Perte de coïncidence

Peu après, selon la pression de sommeil (la propension à s’endormir, qui est fonction de la fatigue, de l’état du corps physique et de l’état mental) le corps de sortie entame sa désynchronisation naturelle avec le corps.

Cette perte de coïncidence est dans tous les cas accompagnée par un comportement assez particulier de la substance dense que je vais appeler ici « matière éthérique » ou « énergie » par simplicité, faute de meilleurs termes plus précis. Ce comportement peut-être perçu en partie ou non : ce sont par exemple des sensations électriques dans la nuque, ou dans d’autres parties du corps, voire dans le corps entier. On peut aussi supposer que ce comportement ne fait pas qu’accompagner le mouvement mais qu’il le génère, qu’il le permet : tout cela est matière pour la recherche.

Si la conscience a suivi le mouvement tout du long, alors, ce qui est perçu à ce moment, si on ne fait rien (c’est-à-dire sans intention mentale particulière), est une sensation d’exister qui se modifie sans perte de lucidité, dans un continuum. Pas de black-out, on est conscient tout du long. Le temps ne semble plus s’écouler. Certaines sensations sont perçues. On se sent exister dans un « autre corps », plus léger, comme si le corps physique était « trop grand » pour nous, comme un costard trop large. Si on ne fait rien et si l’on émet aucune intention, on est toujours « dans » le corps physique géographiquement, mais nous ne sommes plus ce dernier : le contrôler est extrêmement difficile à faire et requiert une intention mentale colossale : celle de faire le chemin inverse pour « se rebrancher ».

Parfois, naturellement, le corps de sortie désormais sorti de sa coïncidence, va « pousser » légèrement vers le haut toujours en position horizontale, c’est-à-dire que tout ou partie de ce corps va commencer par déborder légèrement de la position du corps physique.

Alors, il peut rester ainsi plusieurs minutes voire plus, puis revenir au corps physique, et faire des allers-retours. Il peut aussi s’en aller au loin, et dans ce cas, si on est conscient du début à la fin, alors le corps de sortie aura tendance à se redresser spontanément en position verticale à la fin de sa désynchronisation et s’en aller.

3) Retour au corps

Le corps de sortie va revenir, et entamer la marche inverse. Dans le process, si on le laisse faire naturellement, alors il va spontanément se mettre en position horizontale et descendre tout droit dans le corps. En pratique, les derniers centimètres prennent plus de temps que le reste de la descente. Si on est pressé et qu’on force pour revenir à ce moment, alors, on se sentira piégé et incapable de bouger, et cela est bien normal : on est pas encore rebranché à la motricité du corps biologique.


J’ai volontairement un peu omis la conscience dans le process pour la raison suivante : nous pouvons être lucide, à tout ou partie de ces moments là, de ces différentes phases. Nous pouvons être lucides du début à la fin et donc avoir un contrôle sur le corps de sortie par nos intentions mentales, ou la lucidité peut se manifester en plein milieu de n’importe lesquelles de ces phases pour beaucoup de raisons différentes, et ces raisons ne sont pas que matérielles.

L’on comprend aisément que si la lucidité se manifeste dans une phase où la désynchronisation n’est que partielle alors l’expérienceur a de grandes chances de vivre certaines émotions : il ne pourra pas forcément bouger, ou ne comprendra pas ce qui bouge quand ça bougera, et surtout, il percevra davantage.

Pourquoi et quand la lucidité se manifeste est un sujet crucial et mérite à mon sens notre attention : c’est à la base du phénomène.

Je peux affirmer dans mon cas avec de nombreuses expériences personnelles à l’appui qu’il est tout à fait possible d’être lucide tout du long. Ainsi le sommeil n’est pas qu’une perte de lucidité et la conscience qui s’en irait l’on ne sait où, il est possible de le vivre lucidement.

Il est possible d’être lucide depuis le corps biologique, pendant la phase d’endormissement, puis pendant la désynchronisation sans aucune perte de lucidité, puis pendant le décollage, puis pendant l’atterrissage, puis pendant la reprise de contrôle du corps biologique.

La paralysie du sommeil c’est donc cela : être lucide pendant les phases de désynchronisation, ou déjà désynchronisé mais très proche du corps biologique géographiquement.

Être lucide d’être désynchronisé à l’intérieur du corps biologique, ou légèrement au dessus ou vivre cette perte de coïncidence.

On comprend donc qu’on peut être lucide :

  • à l’endormissement du corps biologique, donc à l’aller, quand le corps de sortie commence à sortir.

 

  • après l’endormissement du corps biologique, donc « pendant », c’est à dire, quand le corps de sortie s’est décroché, mais « dort » à l’intérieur du corps biologique ou légèrement au dessus, désynchronisé « vibratoirement ».

 

  • au retour, donc soit au retour d’une sortie complètement du corps de sortie, soit au retour d’un sommeil « à l’intérieur » du corps biologique.

 

On peut bien sûr être lucide en sortie lointaine, mais dans ce cas, ce n’est plus une « paralysie du sommeil ».

On se sent paralysé pour deux raisons :

  • on est débranché de la motricité du corps biologique

 

  • le corps de sortie est lui aussi dans un état de paralysie relative, surtout quand il est à l’horizontale, proche du corps. Sauf que cette paralysie du corps de sortie peut se « lever », soit en émettant une intention de sortie mais sans effort, juste mentale, soit en se servant de la substance dense (« l’énergie »). Pour ce deuxième point, tu trouveras plus de détails ça et là dans le blog, par exemple par ici ou alors par ici.

 

Maintenant qu’on a une bonne idée de quoi on parle quand on fait référence à la paralysie, j’en arrive donc à la question : est-ce que j’arrive à provoquer ces états ?

Dans mon cas, en grande majorité, je n’arrive à entrer dans ces états que « naturellement », sans technique particulière. Je garde simplement ma conscience vive et lucide pendant que ces états vont se produire naturellement. Une autre façon de dire cela est dire que je reste lucide alors que mon corps biologique est entrain de s’endormir et va donc me laisser le contrôle sur le corps de sortie. Je n’y arrive pas au premier endormissement (de mémoire je n’y suis arrivé qu’une fois) mais souvent à la suite de micros réveils dans la nuit, ou même au petit matin.

Bien sûr, bien d’autres personnes arrivent à générer ces états différemment et les vivent différemment.

Je vais donc commencer par expliquer ce qui se produit chez moi, puisque c’est ce que je connais le mieux, avant d’aborder d’autres cas de figure.

En fait, après quelques cycles de sommeil, il arrive que je me réveille spontanément en plein milieu de la nuit. J’ai remarqué que ces réveils se produisent à peu près tous au même moment : environ 5 heures après le premier endormissement.

Ces réveils sont propices à entrer dans une espèce de phase particulière dans laquelle la pression de sommeil est si importante qu’elle va rendormir le corps biologique si (et seulement si) aucune action physique n’est entreprise.

Cette phase « se sent ». C’est-à-dire que je sens qu’un endormissement est possible, ou non. Parfois, et souvent c’est au retour d’une sortie plus lointaine du corps de sortie, au retour au corps biologique (donc au réveil), cette phase ne sera tout simplement pas présente : il n’y aura aucune pression de sommeil, et j’aurais beau resté là mille ans, le corps ne se rendormira pas avant des heures, même si je n’ai dormi que 5 heures. Dans ce cas de figure, l’on y gagne à se lever physiquement et faire autre chose, et éventuellement se rendormir plus tard si on le peut.

Dans le cas où je le sens donc, c’est-à-dire dans le cas je sens que si je fais rien, mon corps biologique va se rendormir, alors et bien… je laisse faire ! Je reste conscient et tout se produit naturellement. Mon seul job à ce moment, c’est de rester conscient.

Ce qui se produit alors, c’est toujours la même chose. Progressivement, ma conscience sans aucune interruption, sans aucun black-out, va englober davantage que le corps physique, en fait, elle va englober le corps de sortie. C’est-à-dire que je sens que je peux le contrôler. Ce moment s’accompagne ou non de sensations diverses. Si je prend les rennes à ce moment, alors, je vais émettre l’intention mentale d’aller plus loin, d’accompagner tranquillement le mouvement vers la sortie. Cette intention doit être, dans mon cas, très soutenue, très attentive mais ne doit comporter aucun effort. C’est très important : un effort va au contraire envoyer « l’ordre » de rebrancher la motricité pour répondre à l’effort.

Dans mon cas, quand j’émets cette intention, alors, la substance dense va modifier davantage son comportement et je vais par exemple percevoir des sensations électriques dans la nuque, qui vont aller crescendo jusqu’à un seuil. Ce seuil est à peu près toujours accompagné de la même chose : j’ai l’impression de sortir la tête du bain. C’est-à-dire que si j’entendais par exemples des discussions ou des bruits, ils seront feutrés, assourdis, comme quand on entend des bruits sous l’eau, avant ce seuil, ils seront aussi clairs que possible après.

Il faut savoir que cela (les sensations) peut grandement varier selon les personnes.

Voici, en somme, la réponse que je pourrais donner à « Est-ce que j’arrive à provoquer les paralysies ? ».


Ce que je peux te dire pour compléter cela, c’est que je connais des personnes qui y arrivent très simplement : au premier endormissement direct, le soir, sans rien faire, donc cela est possible. C’est donc une histoire de lucidité plus qu’autre chose. Dans l’absolu, encore une fois, une lucidité ininterrompu ferait que l’on vivrait le « sommeil » d’une tout autre manière : on serait lucide de l’ensemble des phases : paralysie naturelle, décrochage et ainsi de suite. Peut-être qu’ainsi on ne rêverait pas : on vivrait seulement tout en conscience continu, et nos rêves seraient remplacés par des sorties volontaires conscientes et lucides, sans « black-out ».

J’ajouterais pour terminer qu’il existe des facteurs qui ont tendance à favoriser la survenue de ces évènements. Sans trop de surprises, ils touchent souvent à la lucidité et à nos habitudes.

Parmi eux tu as donc :

  • un rythme de sommeil perturbé (exemple, se coucher beaucoup trop tard, ou beaucoup trop tôt, ou bien trop dormir etc… ou alors, se faire réveiller en plein milieu de la nuit)
  • l’environnement extra-physique (puisque tu auras certains stimulus qui te sortiront de tes rêves sans que tu sois rebranché au corps)

Briser un rêve (c’est-à-dire te rendre compte que tu rêves puis émettre l’intention très forte de casser le rêve en restant un maximum lucide) marche aussi très bien : j’utilise parfois cette méthode. La plupart du temps quand j’y arrive, je me réveille en paralysie, et je n’ai plus qu’à sortir pour de bon.

Si tu veux en savoir plus sur d’autres méthodes encore, je ne peux que te conseiller le bouquin de Sylvan Muldoon, au chapitre 11 qui s’intitule COMMENT PRODUIRE LA « PARALYSIE ». C’est à la page 231 du livre de 1980 que j’ai, qui est au Editions du Rocher.

Le chapitre démarre ainsi :

« Nous savons que durant le sommeil naturel, le corps physique est plus ou moins « paralysé » ; pour accentuer cette paralysie, le rythme cardiaque doit être ralenti. J’ai déjà expliqué comment je suis d’abord tombé par hasard sur ce fait et comment j’ai pu ensuite developper une méthode pour ralentir volontairement le rythme du pouls. Incidemment, le fait de ralentir son pouls provoque une meilleure relaxation et concentration et élimine la nécessité d’exercices spéciaux pour chacun de ces facteurs.

[…]

La « zone de quiétude », dans le sommeil naturel, est de beaucoup conditionnée par l’état du corps physique – plus le corps physique sera « vivant », plus le fantôme restera près de concordance – tout comme elle conditionnée par le volume d’énergie stockée dans le condensateur, le corps astral. Une profonde paralysie plus un manque d’énergie nerveuse, et le fantôme serait capable de sortir de concordance de deux pieds, alors que vous entrez dans le sommeil.

D’un autre côté, si vous allez vous allonger sans être fatigué, disposant encore d’une énergie abondante et d’une certaine « animation » physique, vous pouvez ne pas être capable de vous endormir et lorsque enfin vous y parviendrez, le fantôme pourrait ne sortir que très légèrement du physique. Allez vous coucher déprimé ou énervé mais sans passivité physique, et le fantôme pourra sortir davantage ; ainsi de suite, selon les facteurs en jeu… »

Il faut traduire certains concepts en nos termes « actuels » (fantôme = corps de sortie, etc…) mais ce livre reste d’une actualité étonnante (pourtant sa première édition est proche d’avoir cent ans, il me semble !).

Sa méthode consiste en une réduction volontaire (par l’intention mentale seule) du rythme cardiaque. Bien entendu, il le signale lui-même, ce n’est pas parce qu’on n’y arrive pas, que l’on arrivera pas à sortir quand même. C’est une juste une technique comme une autre.

A nouveau bien entendu, il n’est pas question d’utiliser quelconque forme de médicaments ou de drogues.

Tout se fait à la lucidité.


Comme moi, comme beaucoup d’autres, tu as compris que tu pouvais sortir par cette voie là et je pense que tu te rendras compte que c’est beaucoup plus simple que ça en a l’air parce que tu as déjà fait le plus « dur » : vivre et comprendre par l’expérience qu’on peut sortir par ce moyen là. Y’a pas mal de bêtises qui sont écrites sur la paralysie sur le net. Une paralysie ça peut être très calme, et surtout, c’est le début pour aller plus loin et ça… c’est vraiment cool.

Si tu veux mon avis : lucidité, intention et répétition de l’expérience seront tes meilleurs alliés 🙂 Avec ça, tu tailleras toujours plus finement ton propre discernement sur tout cela, avec tes propres mots et ta propre vision des choses, tout cela basé sur tes expériences à toi.

Si tu veux mon avis, ça vaut largement le coup.

Bonnes sorties !

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Une réflexion sur “Réponse : induire une paralysie du sommeil ?

  1. Merci Pierre. Voilà encore une réponse détaillée à souhait qui permet d’appréhender un peu plus ce phénomène que je ne parviens pas à déclencher chez moi…

    Aimé par 1 personne

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