Le vieux village

Sortie du vendredi 27 octobre 2017.

J’arrive à m’extirper du corps, et me retrouve en dehors de la maison avec une excellente lucidité. Ouf !

Tiens ? Je reconnais cet endroit ? Mais oui !

Cette atmosphère, ces lieux…

Je suis au même endroit… qu’une précédente sortie [la dernière de l’article Récits] ! Comme la dernière fois, il me semblait être sur Terre… jusqu’à ce que je sorte de la maison. A quel moment ai-je décroché du « physique » ?

Je sens que j’ai plus de temps que d’habitude devant moi. Ma lucidité est excellente, ma vision est très bonne, je vois net, je sens net, et tout est solide pour moi. En fait, je suis presque plus conscient que sur Terre ! Et surtout : c’est le même endroit que la dernière fois ! Ce qui signifie deux bonnes nouvelles : poursuite de l’exploration et « cartographie » mentale des environs.

Je me dirige vers la route en marchant. Le ciel est bleu turquoise, la lumière éclatante.

A ma gauche, des habitations isolées. Si je continuais plus loin cette petite route, je retrouverais surement les maisons mitoyennes que j’avais vu la dernière fois. Sur ma droite, un beau chemin de nature, en terre, qui m’attire du regard.

Je me retourne, j’observe lentement la maison qui se trouve juste à côté de moi. Cela n’a vraiment rien à voir avec le voisinage physique. Dans ma tête, j’essaie de superposer mentalement ce que je devrais voir si j’étais dans mon voisinage physique. Non, non, il n’y a rien à faire, je ne suis assurément pas sur Terre. Je prend quelques secondes pour réfléchir au pourquoi du comment, mais je fini par laisser tomber ce jeu des 7 différences : je ne suis pas sur Terre, c’est tout.

Devant moi, se trouve une boite au lettre beige.

Je décide de mettre ma tête dedans. On ne sait jamais, je peux peut-être attraper un nom… Peut-être au retour au corps je pourrais voir si quelqu’un porte aussi ce nom dans les environs physiques…

Ça va finir par devenir une habitude, cette histoire de tête dans les boites aux lettres… !

La boîte est quasiment pleine. Il y a de tout, même une boite de bonbons qui ressemblent à des bonbons à la noix de coco. J’observe la lettre qui se trouve en haut de la pile : j’arrive à voir un nom. Je préfère l’anonymiser ici, on ne sait jamais…

Disons donc Dupont. Je chercherai plus tard sur l’annuaire, il y a bien une personne qui pourrait correspondre mais cette personne habite… à 6 kilomètres de mon lieu physique, au cœur d’un village et non une maison isolée comme celle que j’ai devant moi à ce moment. Peut-être n’y a-t-il aucun lien et que je cherche à lier deux choses qui n’ont rien à voir.

Je sors ma tête de la boîte. Je rejette un coup d’œil autour de moi.

Je me retourne, et décide de filer à l’aventure côté nature. Ce chemin m’attire, il est absolument magnifique et bucolique.

Je me déplace en marchant : le sol est dur, et en fait, à cet instant précis, je n’ai même pas envie d’aller plus vite ou plus haut.

Je suis juste émerveillé par le décor et je parcours ce chemin tout sourire.

Pour m’amuser, je décide de sauter : je m’élève en gravité lunaire et de mes pas de géants, je parcours le chemin en terre.

Le relief est vallonné, à ma gauche, des arbres GIGANTESQUES, qui font peut-être deux ou trois fois la taille des grands arbres que j’ai l’habitude de voir sur Terre. Leurs racines mangent le bord du chemin, de l’autre bord ; ils surplombent la vallée, verte et pleine de vie, qui descend en contre-bas.

Les arbres tirent droit vers le ciel.

Très foncés, presque noirs, leur relief me fait penser qu’ils doivent avoir des milliers d’années, si cette notion vaut ici. Ils n’ont aucune feuille.

Plantés ainsi à flanc de colline, ils ressemblent presque à des gardiens : immenses, puissants, et paisibles.

Si on m’avait dit à ce moment : ce sont eux qui gardent les lieux, je n’en n’aurais même pas douté une seule seconde, je n’aurais même pas cherché à en savoir plus tellement l’évidence m’aurait laissé muet.

Silencieux et magnifiques.

Il y a de ces merveilles qui nous font parfois oublier nos mots mais marquent l’esprit avec un puissant sentiment d’admiration mêlé de respect.

A ce moment, la vie me sourit : a chacun de mes pas de géant, je comble un peu plus ma frustration de ne pas arriver à faire cela sur Terre.

Après un temps, je m’aperçois que le chemin mène à un village. J’y arrive.

La première chose que j’observe, c’est une place, une halle de marché couverte comme on peut en voir dans les vieux villages. Une fontaine fait jaillir son eau proche de moi.

Je prend le temps d’observer mon environnement. Mon regard se pose dans tous les sens, je vois un vieux village et surtout… beaucoup de personnes âgées qui vaquent à leurs occupations.

Personne ne semble choqué de ma présence. Ils semblent me voir, mais m’ignorent.

Un vieux monsieur est devant moi, je n’ose pas l’embêter. Je sens que je vais plus l’importuner qu’autre chose.

Deux femmes, surement du même âge que l’homme, discutent un peu plus loin.

Je sens intérieurement que l’abord sera plus facile, sans trop me l’expliquer. Sans plus de réflexion, je m’approche.

Je décide de les interrompre :

« Bonjour »

Elles continuent à parler, visiblement, je gène, ce qui est bien sûr normal, n’importe qui serait assez gêné d’être interrompu en pleine discussion de cette manière.

Je sens que le temps va finir par jouer contre moi : tôt ou tard, le corps va me rappeler… Si je veux en savoir plus, il va falloir que je force un peu. Je réfléchis rapidement à la meilleure question possible : celle qui m’amènera à l’essentiel en très peu de mots. Après réflexion, j’opte pour un :

« Bonjour, où suis-je par rapport à la Terre ? »

La dame qui se situe à ma droite, se retourne vers moi et me répond d’une gentille voix mais très étonnée :

« Mais pourquoi donc me parlez-vous de la Terre ?! »

Je suis surpris. Ne sont-il pas au courant de l’existence de la Terre ?! Si, puisqu’elle semble savoir de quoi je parle. La Terre est-elle si lointaine dans l’esprit de ces gens ? La connaissent-ils pour y avoir vécu, ou seulement de nom ?

Je répond amusé :

« Et bien parce que j’en viens ! Je suis en sortie hors du corps là ! »

Les deux dames s’unissent :

« Oh !! »

Elles se regardent, comme pour jauger de la réalité de ce que je viens de dire.
Je sens un mélange d’incrédulité mêlé d’un « quelque chose » qui me laisse à penser qu’elles me croient pourtant.

De mon côté, je suis amusé.

Les deux dames se regardent, interrogatives. Le vieux monsieur qui, tout du long, n’a pas du manqué une miette de la scène, regarde, avec ce demi sourire dont certaines personnes âgées ont le secret, mon interlocutrice, d’un œil qui semble penser :

« Tu vois, je t’avais bien dit que ça existait. »

Il ne dira toutefois pas un mot.

Tous semblent néanmoins surpris, surtout les deux dames.

La dame finit par me proposer de la suivre.

Elle ne dit mot, mais je sens bien qu’elle souhaite me conduire chez quelqu’un « qui connait ça ». Peut-être l’équivalent du médium du coin ?

Je n’oppose pas de résistance : j’ai envie d’en savoir plus, j’ai un peu de temps, de la lucidité, et envie de communiquer. Rien ne m’évoque la moindre suspicion : ces gens sont paisibles et amicaux.

Nous sortons de la halle et traversons la petite rue qui la longe.

J’arrive devant une maison de village. Toutes sont mitoyennes.

La dame ouvre une porte marron en bois, et me voici dans une pièce plus longue que large, qui ressemble à s’y méprendre à une salle d’attente. Je me sens comme chez un soignant, ou un thérapeute, ou un psychologue qui serait médium à la fois, ou un mix de tout cela.

L’atmosphère me fait penser à quelqu’un qu’on irait voir quand « ces choses-là nous dépasse un peu ».

Ai-je dit ce qu’il ne fallait pas dire ? Était-ce si étonnant que cela ? Non, je ne sens pas avoir déstabilisé outre mesure… juste vraiment surpris, comme quelque chose qu’on avait oublié ou mis de côté pendant très longtemps et qui resurgit, soudain…

En face de moi se trouve une porte, je comprend qu’il s’agit de la salle où cette personne reçoit.

Juste à gauche, de la porte, se trouve une personne assise, une dame, qui devait être là depuis un moment, toujours du même âge. A ma droite, se trouve deux autres personnes.

Je salue chacune des personnes d’un bonjour amical en m’inclinant légèrement.

La personne me fait entrer directement dans la salle droit devant nous. Nous passons devant les 3 personnes qui attendent déjà.

J’entre seul : dans la pièce, il n’y a qu’une dame aux cheveux noirs que j’estime être d’une cinquantaine d’année. Se trouve un siège au centre de la pièce : je m’assoie, estimant qu’il convient de s’assoir ici en cette circonstance.

Je lui dit sans préambule :

« Bonjour, je viens de la terre, d’ici et… »

La personne s’approche : je découvre son visage, et je prend peur : son visage est entrain de se transformer !

« Et, mais attendez… ! »

Ses traits se transforment devant moi pour arriver à une version très vieille et pas du tout ressemblante de ma compagne. Bien sûr, sa signature (son « énergie ») elle, n’a pas changé d’un iota : c’est bien la même personne, sans aucun doute possible.

« Mais pourquoi prenez vous donc cette apparence ?! Qu’est-ce que vous faites ?! »

Jusqu’ici en parfaite confiance, mes sens s’aiguisent et « l’adrénaline » (ou son équivalent mental) arrive. Je me dis à moi-même : mais pourquoi j’ai bien voulu rentrer la dedans en baissant ma garde ? Si cette personne peut faire cela, c’est qu’elle peut lire dans mon énergie. Je me sens un peu mal à l’aise !

Après coup, en écrivant cet article, je réalise que ma réaction était exagérée, mais, on apprend par essai et par erreur… Peut-être voulait-elle tout simplement briser la glace avec une petite blague ? S’il y a une prochaine fois, je ne serais probablement pas aussi ému.

Ce sursaut brutal d’émotion, en sortie hors du corps, c’est souvent synonyme d’une seule chose : retour au corps sans passer par la case départ…

C’est ce qu’il se produit.

Je reviens en deux temps : d’abord ramené au dessus du corps, puis lentement, je reprendrais le contrôle de mon corps biologique.

J’allume mon ordinateur, écrit l’expérience et termine par :

« Quelle frustration d’avoir pris peur après coup !! Je veux en savoir plus !! »

Peut-être à suivre, donc !

 

Notes et réflexions

  • Nouvelle confirmation si cela m’était encore nécessaire : on peut retourner dans un lieu déjà visité en sortie précédemment et le visiter plus en profondeur, même quand ce lieu n’est pas sur Terre. Cela paraît logique, mais encore une fois, rien ne vaut la confirmation expérimentale.

 

  • L’émotion, d’après ce que je comprend et ce que je vis, est vraiment un facteur de retour très important quand on est en dehors du corps. Dans nos corps physique, on peut vivre toute une palette d’émotions fortes en gardant notre forme physique. Sylvan Muldoon dans son excellent livre « La Projection du Corps Astral » semblait suggérer que l’émotion nous fait revenir parce qu’elle se communique au corps physique, via la « corde d’argent », sous la forme d’une augmentation du rythme cardiaque. Selon lui, un facteur favorisant la sortie serait un rythme cardiaque faible. Sa technique pour provoquer une paralysie du sommeil puis une sortie est d’ailleurs liée à cela : elle consiste en un ralentissement volontaire du rythme cardiaque. Peut-être intéressant d’étudier cela plus en détails.

 

  • Il reste bien sûr toutes ces questions auxquelles je n’ai pas de réponses : pourquoi ces décors sont-ils si proches de ce qu’on voit sur Terre ? Pourquoi sachant qu’on peut « tordre » certaines « lois » comme la gravité, tout le monde semble marcher ? Pourquoi des boîtes aux lettres ? Pourquoi des maisons ? Sur Terre, il a fallu des maçons etc… là aussi ? Qui a construit tout cela ? Pourquoi ? Est-ce factice ? Est-ce pour ne pas brusquer le mental ? A quoi correspondent ces endroits ? Ces gens ont-ils vécus sur Terre ? Que font-ils de leurs journées ? Pourquoi sont-ils ici ? Qui sont-ils ?

 

Bref : un milliard et demi de questions.

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