Une paralysie sereine

Date : dimanche 6 août 2017, environ 14 h.

Pas d’exercice énergétique préalable. Rien à signaler de particulier.

Dans la nuit du samedi au dimanche, je dormirais 4 ou 5 heures. Je me réveille à 5h20. Je n’arriverais pas à me rendormir.

Fatigué, je m’allonge vers 12h. Je m’endors rapidement.

Je me réveille peu de temps après, j’ouvre les yeux.

Impossible de bouger.

Paralysé.

La lumière est belle. L’atmosphère est sereine. Je n’ai aucune peur. Il faut dire aussi que je commence à avoir l’habitude, à force…

J’en profite rapidement pour me décrocher plus loin : j’arrive à décrocher le haut du corps, pour me mettre assis avec le psychosoma. Je n’arrive pas à aller plus loin que cette position. Fait curieux : j’ai une sorte de double vision qui alterne : je suis assis, mais je vois également ce que mon corps physique voit depuis sa perspective couché, et il voit… une sorte de double translucide assis ! Comme ma tête physique est tourné sur le côté, je ne le vois que du coin de l’œil gauche.

J’essaie de me rallonger. Ce coup-ci, je suis vraiment bloqué ! Impossible de faire un mouvement pour me décrocher. Impossible de bouger d’un côté ou de l’autre.

Je suis calme. Ça ne parait rien à dire, dit comme cela… mais c’est une très grande victoire pour moi. Comparé à mes premières paralysies… ! Le jour et la nuit, comme on dit (pun intended).

J’essaie donc de sortir de l’autre côté : il s’agit de se rebrancher tant bien que mal à la motricité du corps physique. Quel poids insoutenable quand on est légèrement désynchronisé ! Ce qui me parait tellement facile à l’heure où j’écris est un exercice colossal dans cet état…

Mais je suis tranquille. J’expérimente.

Qu’est-ce qui répond le plus ?
Les extrémités. C’est-à-dire les pieds, et les mains.

Comment exactement ?
J’expérimente une nouvelle technique. Je laisse tomber les techniques avec la respiration. Au lieu de bouger de manière désorganisée et chaotique, j’essaie un mouvement réfléchi : bouger les pieds de droite à gauche, pendant que j’essaie de fermer les mains, le plus fort possible. De toute façon, je suis seul à la maison. Personne ne m’entendrait si j’essayais de parler, ce qui bien sûr, n’est pas possible dans cet état. Arriver à sortir un son est déjà un exercice très ardu…

Je remarque que malgré l’extraordinaire difficulté à fermer les mains, il me semble que c’est ce qui marche le mieux pour cette fois-ci.

Ouvrir, fermer, ouvrir, fermer, le plus fort possible. Au max du mouvement, j’arrive presque à faire toucher le bout des doigts au niveau de la paume.

Et hop, c’est rebranché.

J’observe autour de moi. Dans l’air flottent des espèces de kaléidoscopes carrés, comme phosphorescents, un motif qui se répète un peu partout, comme un phosphène qui se baladerait. Cela s’estompe en minute ou deux.

Je touche le sol. Ouf, il est solide… !

Notes

– Calme et contrôle, mais un peu de frustration de ne pas avoir réussi à me décrocher plus loin. J’aurais probablement du extérioriser un peu d’énergie pour m’alléger.

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2 réflexions sur “Une paralysie sereine

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